Saw 3D

Publié le par Cinémavis

Saw 3D

 

Problèmes de digestion ?
Vous vous en doutez, Saw 3D est là pour vous faire regretter la choucroute du midi. Et c’est en vérité la seule chose dont vous êtes sûrs en rentrant dans la salle.
Une fois les lunettes bien calées sur les yeux, vous êtes prêts à découvrir un film que vous garderez en mémoire pour son budget non limité au niveau de l’hémoglobine utilisée.
Venu seul ou à plusieurs, vous doutez que le film soit grandiose mais vous avez au moins la certitude, dans un coin de votre esprit, de passer un bon moment dans le monde de l’horreur et du malsain.

Une histoire compliquée

En six films, on a eu tout le temps de voir l’intrigue se dégrader, devenant de plus en plus compliquée et partant dans de nombreux délires donnant prétexte à tout prix de continuer la saga. Mais aujourd’hui, Jigsaw finit son travail et rempile définitivement. Il s’agit alors de clôturer une série de longs métrages de plus en plus ennuyeux.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/65/2/saw-3d-de-david-hackl-10280652qgdda.jpg?v=1


Retour aux origines
C’était il y a 6 ans, on découvrait le tout premier Saw. Il s’agissait à l’époque plus d’un thriller que d’un véritable film d’horreur. Avec son petit budget, il réussit tout de même à cartonner au box-office, ce qui lui promettait un bel avenir. On découvrait alors un crédible Tobin Bell dans le rôle d’un tueur en série à l’esprit complexe, bourré d’imagination. Cela apportait un véritable intérêt au film. Le spectateur s’identifiait à sa morale et s’amusait à analyser sa psychologie.

Ce n’est qu’un au revoir
Le principal problème de Saw 3D, c’est que l'un des éléments qui avait fait le succès de la saga a disparu. En effet, le scénario est inexistant et les rôles principaux passent au second plan, laissant la priorité aux pièges sanguinolents. Même notre Jigsaw n’a droit qu’à une pauvre réplique sans intérêt. Ce n’est finalement pas si important puisque l’on peut également faire une croix sur un casting de qualité. Les acteurs sur-jouent et on finit par avoir le sentiment de regarder plus un teen movie qu’autre chose. On peut tout de même noté qu’un effort a été porté sur les décors qui n’ont jamais déçu en l’espace de 7 films.
Seul le dénouement final porte intérêt même si il reste, selon nous, bâclé et prévisible.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/17/6/saw-3d-chapitre-final-de-david-hackl-10329176voene.jpg?v=1

 

Pour conclure
Saw 3D ne déçoit pas sur le plan du gore et de la violence gratuite. Les studios ont mis les moyens pour distraire le spectateur à dose de pièges farfelus. Ils s’enchaînent toutes les 5 minutes de façon à ce qu’on ait l’impression de ne voir que ça. La 3D se révèle amusante mais est loin de nous vendre les effets produits par la bande annonce.
Si vous êtes fan de la saga, vous ne pourrez pas être déçu. Vous découvrirez un film commercial qui répondra à vos attentes.
Pour les inconditionnels du premier volet, passez votre chemin, vous ne gagnerez qu’une mauvaise digestion.
En tout cas, nous, on reste sur notre faim.

A noter la participation au casting de Chester Bennington, le chanteur du groupe Linkin Park.

 

jauge5

resume

Alors que la bataille fait rage autour de l’héritage terrifiant du Tueur au puzzle, un groupe de survivants s’associe et fait appel à un autre rescapé, Bobby Dagen, une sorte de gourou. En croyant trouver de l’aide, ils vont vivre le pire. Bobby cache d’effroyables secrets. Une vague de terreur sans précédent va surgir…


informations

Réalisé par Kevin Greutert
Avec Cary Elwes, Tobin Bell, Costas Mandylor

Epouvante-horreur (1h27min)

Interdit aux moins de 16 ans


bandeannonce

Publié dans Critiques de films

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Commenter cet article

Phil Siné 22/11/2010 10:50


je trouve que saw 7 et toute la saga n'est pas seulement ça... je trouve le scénario plutot futé perso et pas du tout ennuyeux ! mais ma critique élogieuse en parle bcp mieux :
http://cinematheque.over-blog.net/article-saw-3d-chapitre-final-saw-7-vu-en-2d-de-kevin-greutert-etats-unis-2010-61033855.html


Valentin Rosière 21/11/2010 22:43


C'est le commentaire que j'ai jamais vu. Tout est dit. C'est magnifique. Bravo, super, GG!! je pense exactement la même chose, j'ai juste eu la flemme de l'écrire ^^


Valentin Rosière 15/11/2010 17:24


Tout n'est pas vrai tout n'est pas faux. La série a été nulle pour le 4, est légèrement le 5. Le 6 remonte la pente, le 3D explose tout. C'est, pour moi hein, un chef d'œuvre du cinéma horrifique.
Pendant les pièges, 11 au total, on se tortille "de douleur" une sensation inexistante dans tous les autres. De plus, j...e trouve que l'histoire est plutôt bien ficellée. Le twist final est
monstrueux, et la fin est ouverte, peut être pour un épisode sup en guise d'épilogue. Bref, on se tortille, on a mal, on accroche, on kiffe..... ET ON GERBE! xD Moi, j'ai plus qu'adoré! Dans
l'ordre, les meilleurs: Le 1, le 3D, le 3, le 6, le 2, le 5 et en dernier le 4. Mais, pour pouvoir les aimer, il faut tous les voir. Sinon on ne peut pas porter un jugement! Personnel. :pp Sinon,
bonne critique, bien détaillé :DD


RIRI 15/11/2010 10:58


En matière de violence au ciné et ambiance malsaine, "Saw 7" semble avoir franchi un nouveau cap !!

Vu hier soir,
Malsain, cruel, sanglant... Ils ont terminé par l'opus le plus violent de la série.
La réalisation reste agréable et "lisible" (fini les montages épilleptiques et les filmages parkinsonnien ou caméra à l'épaule des précédents "Saw"), la narration fluide...

Certes, Tobin Bell ne fait qu'une apparition de "guest star", mais, pour un soucis d'authencité (si tant est que l'on puisse employer un tel mot dans ce genre de film), il était normal qu'il
n'apparaisse plus vraiment ; n'oublions pas qu'il est mort à la fin de l'opus 3 (même si l'on sait que les unités de lieux et de temps entre les 7 épisodes sont réduits, l'un étant le plus souvent
la suite quasi-immédiate du précédent), et que les scénaristes ne cessent depuis de broder, autour de son personnage, ramifications et digressions pour lui accorder une place quasiment aussi
importante (quelque part à raison) dans les 4,5, et 6ème épisodes, via d'inédits flashbacks... Cela était subtilement amené dans le 4 par un génial "paradoxe" spacio temporel, mais devenait un
chouïa redondant dans les 2 épisodes suivant, même si sa présence restait importante (il est l'instigateur d'une "philosophie", ayant passé le flambeau)...
Ici, son apparition-éclair n'en est que plus appréciée, qui plus est dans une excellente scène, ironique à souhait...

La fin ouverte est finalement l'un des meilleurs compromis pour terminer cette "saga" : plutôt que de sombrer dans un final grotesque "où tout doit se conclure en 1 épisode", avec des ficelles
énooormes, et au mépris parfois du de toute cohérence, les auteurs ont préféré adopter un parti-pris différent et "boucler la boucle", laissant ainsi travailler l'imaginaire des spectateurs.

On pourra toujours arguer quelques petites fautes de goût parsemant de ci-de là cet épisode (la réapparition un peu opportuniste d'un perso que l'on croyait "out", la couleur "flashy" du sang dans
quelques rares séquences (1 ou 2), quelques lacunes scénaristiques (comment est-ce que les gens découvrent, "tout d'un coup", ce qu'il se passe et qui était devant leurs yeux depuis un bon moment
déjà ? - je parle de la scène d'exécution publique)...

La 3d est agréable car pas envahissante, et du coup, parfaitement immersive... J'avais en effet peur que cela ne tourne au procédé avec, pour chaque effet gore ou "de trouille", qque chose qui nous
arrrive dans la gueule de façon mécanique (genre un oeil, une lame, etc...), "gadgetisant" ce procédé et popularisant le film dans le mauvais sens du terme, de façon la plus bassement commerciale
qui soit (genre "Destination finale 4").
Que nenni : discrète mais efficace (la scène de la clé, les séquences de vide -cf "le pendu"- , les plans où les protagonistes se trouvent en mauvaise posture, qques séquences gores...), elle est
d'autant plus appréciable...

Costas Mandylor est toujours aussi impressionnant avec son jeu monolithique... Son personnage, parfaitement ignoble et imprévisible, fait réellement peur (tout au long du film, on pense à son
face-à-face avec Jill, que l'on attend autant qu'on le redoute)...

Quant à la violence graphique du film... Et bien, nous dirons que la cruauté de certaine scène relève presque du jamais vu (voir la séquence - insoutenable- de la "pêche à l'estomac" et dont,
paradoxalement, on ressent plus que l'on ne voit réellement)...

Le scénario, interressant (l'idée d'un duel Jill/Hoffman est géniale), fait certes un peu "canevas-prétexte" dans son ensemble (quelle est la motivation à propos de la scène d'exécution publique,
superbement originale, mais , il est vrai, un peu gratuite ?.. Même si tout cela rend finalement la séquence parfaitement irréelle et contribue paradoxalement à sa puissance - une 2ème vision
s'impose déjà -), mais apporte aussi un lot de réponses sur des éléments laissés en suspens ou dans l'interrogative lors des chapitres précédents.

Toujours tendu, stressant, parfaitement mis en scène, les auteurs termineNT cette "saga" avec un épisode d'une redoutable efficacité et d'une grande violence, et qui reste, dans son genre bien sûr,
le meilleur des 7 ! Fait suffisemment rare pour être souligné (généralement les " chapitres finals" au ciné figurent parmi les plus ratés).


Reste que l'on est parfaitement en droit de s'interroger sur le pourquoi d'une telle violence, l'intêret de faire de tels films... A prendre avec tout le recul qu'il faut, par conséquent...


Cinémavis 15/11/2010 17:15



Super RIRI ! Critique plus que consutructive qui alimente le débat sur Saw 7. Parfait pour que les lecteurs se fassent leur propre avis.